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Pour Nicolas Chesnin, président des JA

« pas de bonne installation sans bonne transmission »

16 janvier 2012 Claire Le Clève Vu 213 fois


L'installation est le dossier central que défend le syndicalisme jeune au sein de JA56. Si les installations ont progressé en 2011, retrouvant leur niveau antérieur, c'est encore en deçà des besoins.

 

 

«C'est l'effet conjoncture, cela va mieux, il y a plus de motivations à s'installer », analyse Nicolas Chesnin, président des JA appréciant l'augmentation du nombre d'installations, significative en lait ou en porc, signe d'un regain de confiance. « L'enjeu de l'installation est primordial. C'est mieux mais ça ne répond pas encore au nombre de cessations », pointe -t-il, défendant des projets pour autant « viables, vivables et transmissibles », sans logique du 1 pour 1. Face au déficit des vocations dans la population d'origine agricole et devant l'augmentation des porteurs de projets qui n'en sont pas issus, « il va falloir améliorer notre communication, intéresser d'autres jeunes ». Meilleur des arguments, l'absence de chômage dans le secteur agricole. Mais compte tenu des restructurations à l’œuvre, «on a fait des outils difficiles à transmettre ». Une première inquiétude qui s'ajoute à celle de profils parfois très juvéniles entrant dans le métier, souvent en association. « A 19, 20 ou 21 ans, est-on assez mûr pour être chef d'exploitation ? » interroge-t-il pointant également le système dérogatoire au diplôme de niveau 4 qui permet via la VAE, (Validation des Acquis et Expériences) de s'installer. «Est-on pour autant compétent? ». D'où la nécessité d'accompagnements.

 

De nouvelles pistes

 

Et pour Nicolas Chesnin, « il n'y a pas de bonne installation sans bonne transmission ». Parrainage, salariat sont autant de pistes. Coté foncier, « est ce que chaque génération est obligée de vendre à la génération suivante ? ». Là encore, les JA creusent la question des outils d'aide à l'installation, comme celle d'un plan d'épargne installation ou encore celle de l'organisation du travail. «Plus du tiers des installations se fait avec de la vente directe, souvent sur de petites structures où on a pas la quantité de main d’œuvre suffisante pour mettre en production, récolter, et vendre. Il y a des associations à trouver pour rationaliser cet aspect de main d’œuvre ». Autant de chantiers qui seront débattus, le 7 février prochain à Pleucadeuc, lors de l'assemblée générale des JA.

Claire Le Clève

 

 

 
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