Mardi dernier, l'assemblée générale du relais médiation a rassemblé autour de l’association ses 13 partenaires qui renforcent l'action et la dynamique du relais - © claire Le Clève
8 an pour faire connaître le relais médiation né en Morbihan. 8 ans pour enclencher la dynamique entre des partenaires sentinelles que sont la chambre d'agriculture, qui porte la structure, mais aussi la MSA, les banques, centres de gestion, assurances, syndicats agricoles, GVA, Cuma, et le petit nouveau, l'AEF. Et 8 médiateurs formés pour faire advenir, en toute confidentialité et neutralité, la résolution de conflits qui minent la vie d'associés dans les exploitations agricoles, jusqu'à parfois la dissolution. En 2010, la DDTM en a enregistré 35, « dont 50 % pour des raisons relationnelles », estime son représentant, intervenant lors de l'assemblée générale de l'association, mardi dernier à Vannes. Un désengagement qui touche également des sociétés avec des associés étant entrés moins de 2 ans auparavant. Pour comprendre le phénomène, l'Université de Bretagne Sud l'a étudié, passant aux cribles les facteurs de réussite des sociétés.
Efficace, simple et peu coûteuse
Car en la matière, mieux vaut prévenir. « La formation aux relations humaines, l'existence de réunions de qualité entre associés avec une collégialité dans la prise des décisions, le sentiment d'être libre dans son association sont autant de facteurs essentiels à la réussite d'une société » rappelle Sylvie Robin, présidente du relais. Mais quand le conflit est là, reste à le résoudre. « Le rôle d'écoute au relais permet de souvent de faire diminuer la pression », note Marie Claire Piel, animatrice du réseau. Au delà, l'intervention des médiateurs se révèle souvent nécessaire. Sur les 7 médiations enclenchées en 2011, 6 se sont déroulées au sein de sociétés familiales. Pour Pierre Tassé, médiateur et président de l'Amgar (Association de médiation des groupes agricoles et ruraux), « on a réussi à remettre les associés tous ensemble à parler pour qu'ils trouvent eux mêmes leur solution » résume -t-il d'un processus réussi de médiation. Un véritable accouchement. Pour l'enseignante chercheur, Peggy Larrieu, spécialiste du droit privé à l'Université de Bretagne sud, « la médiation est simple, rapide et peu coûteuse. C' est une alternative très efficace au procès. C'est une médecine douce ».
Claire le Clève
Pour plus de renseignements : relais médiation 02 97 46 22 50. Le coût d'une médiation est basé sur celle d'une journée de remplacement pour indemniser les médiateurs eux-mêmes agriculteurs. Compter 150 euros par médiateur plus 50 euros de frais de déplacement.
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