Priorité du GDS 29
Première dépense pour le GDS du Finistère, la paratuberculose représente, à elle seule, 25% de la cotisation sanitaire. "Ca fait 20 ans qu'on y met des moyens et que les résultats escomptés ne sont pas là", a constaté Jean-François Tréguer, le président, lors de l'assemblée générale du 26 janvier dernier. Les GDS du Grand Ouest ont donc décidé de passer à la vitesse supérieure. Car la maladie, présente dans un élevage breton sur 4 selon un observatoire régional, a un fort impact économique.
"Nous avons commencé par évaluer plusieurs tests de dépistage, afin d'améliorer l'efficacité des plans d'assainissement, en réformant en priorité les animaux les plus contagieux", détaille Jean-François Tréguer. Il faudra ensuite trouver un outil, utilisable à grande échelle et à moindre coût, capable d'évaluer le niveau d'infection des cheptels, afin de mettre en place des statuts d'élevage. Et, ainsi, protéger les élevages indemnes et ceux qui sont assainis. "Mais la maladie n'est pas simple, reconnaît Sébastien Geollot, vétérinaire au GDS. Et la bactérie largement présente dans les troupeaux".
Former et informer
"Il faut inculquer aux jeunes l'intérêt de jouer collectif sur le plan sanitaire". C'est la raison pour laquelle le GDS vient de lancer une action "nouvel installé", qui combine deux volets : une journée de présentation du GDS et de ses actions et une ristourne sur la cotisation. Le GDS propose aussi des formations à l'ensemble de ses adhérents, sur des sujets aussi variés que l'examen du bovin malade, la santé du veau, le vêlage, les boiteries, les mammites...
De nouveaux bâtiments à Pleyben
"Les anciens locaux ne permettaient plus de travailler dans des conditions de sécurité optimales", explique Jean-François Tréguer. Le GDS a donc construit de nouveaux bâtiments, à Pleyben. Depuis octobre dernier, ils abritent ses deux filiales, Sofar France, spécialisées dans la fabrication de raticides, et Farago Finistère, une société de désinfection, désinsectisation, dératisation, traitement de l'eau, rainurage des bétons...

Après une longue carrière au GDS, Jean Birrien a reçu la médaille du mérite agricole, le 26 janvier dernier, à Briec. - © Chantal Pape
39 ans et 3 mois au GDS
"Merci pour tout le travail accompli au service des éleveurs de ce département". L'assemblée générale a aussi été l'occasion de rendre un hommage appuyé à Jean Birrien, et de lui remettre la médaille du mérite agricole. "Quand tu es entré au GDS, on luttait contre la brucellose, on traitait contre le varron et les cartes roses se remplissaient à la main", rappelle Marie-Hélène Garrec, directice, avant de retracer sa longue carrière au GDS : identification, dossier avicole, évolution des statuts…. "Le fil conducteur aura été l'appui juridique aux adhérents".
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