Finistère remplacement poursuit sa croissance
Salariée de Finistère remplacement Laëtitia Quéméré va remplacer Marc Paugam pendant ses congés. - © Chantal Pape
Avec 13 383 journées de travail en 2010, + 9% en un an, Finistère remplacement ne cesse de se développer. "Nous comptons désormais 70 salariés équivalents temps plein, dont 40 permanents", détaille Stéphane Charon, le directeur. L'an passé, la croissance d'activité a été très forte sur le motif arrêt de travail, + 33%. "Ceci est dû à l'augmentation du nombre d'adhérents, + 20%. Mais aussi à une meilleure couverture".
De meilleures garanties
En effet, en partenariat avec Groupama, Finistère remplacement propose désormais la formule Alterre Ego qui garantit une indemnité de 100 €/jour pendant un an maximum, en maladie comme en accident. "C'est 20 €/jour de mieux que notre précédente formule, souligne Michel Morvan, président de Finistère remplacement. Et la couverture en maladie est passée de 180 à 365 jours, pour un coût qui n'a que peu évolué : 580 €/an". "Le reste à charge, pour l'adhérent, n'est donc plus que de 40 €/jour", renchérit Stéphane Charon. Une formule qui séduit 70% des 1 580 adhérents de Finistère remplacement, les autres choisissant un contrat individuel avec leur assureur plutôt qu'un contrat de groupe, "pourtant bien plus avantageux".
Une meilleure qualité de vie
Second motif de remplacement, les congés sont également en forte augmentation : + 23% en un an. "Il faut sans doute y voir l'effet du crédit d'impôt, rappelle Stéphane Charon. Les agriculteurs pouvaient bénéficier d'une réduction de 50% du coût de leur remplacement, dans une limite de 14 jours par an". Une formule qui a été reconduite sous une autre forme en 2011 et 2012. "Désormais, l'aide n'est plus octroyée sous forme de crédit d'impôt : elle rentre dans le plafond des minimis".
Et les congés font désormais partie des habitudes. "Quand les parents, en retraite, ne peuvent ou ne veulent plus assurer le remplacement, il faut trouver une autre solution, explique Michel Morvan. Passer par un service permet une couverture, en cas de problèmes sur l'exploitation pendant l'absence de l'agriculteur".
Inciter les jeunes
Pour inciter les jeunes à adhérer, Finistère remplacement leur propose une formule spéciale, avec 5 jours de remplacement offerts. "Car la tuile, ça n'arrive pas qu'aux autres ou aux plus âgés, rappelle Michel Morvan. Quand un tracteur neuf arrive dans la cour de la ferme, l'agriculteur pense à solliciter l'assureur. Je ne comprends pas qu'il ne pense pas à s'assurer, lui aussi ! Et c'est une façon d'éviter bien des soucis à sa famille, en cas de pépins".
Partir en congés l'esprit tranquille
Installé en 2009, en Gaec avec son frère, Marc Paugam a immédiatement songé à adhérer à Finistère remplacement. Et bien lui en a pris ! "J'ai commencé par un arrêt de travail de un mois et demi". Cette après-midi-là, si Laëtitia Quéméré est présente sur l'exploitation, c'est pour une toute autre raison ! "Je pars en vacances demain. Et c'est elle qui va me remplacer pendant une semaine".
7 jours seule à la tête d'un troupeau de 70 laitières et la suite, voilà qui ne fait pas peur à la jeune femme, salariée de Finistère remplacement depuis 3 ans déjà. "J'aime travailler avec les animaux". Elle effectuera une traite avec Marc, il lui montrera comment alimenter le troupeau, lui confiera les numéros de téléphone du vétérinaire, de son frère, "au cas où une vache reste bloquée". Et pourra partir l'esprit tranquille.
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