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Reconnaissance au féminin

Elles y travaillent

« Est ce que nous occupons nous bien la place que nous souhaitons occuper sur notre exploitation ?». Derrière cette question, se profile celle de la reconnaissance et des statuts que les agricultrices de la FDSEA, ont posé, vendredi dernier à Vannes. Droit, fiscalité et us et coutumes s'y sont conviés.

18 octobre 2011 Claire Le Clève Vu 1083 fois 1 réactions
Marie Andrée Luherne et Jacqueline Cottier

Marie Andrée Luherne et Jacqueline Cottier - © claire Le Clève

 

 

32 % des agriculteurs sont agricultrices dans le Morbihan. Un tiers « qui ne souhaite pas prendre la place qui reste », et plaide pour l 'égalité des droits pour tous les exploitants. C'est le message qu'a souhaité faire passer Marie -Andrée Luherne, présidente de la commission départementale des agricultrices de la FDSEA du Morbihan à l'occasion de cette journée consacrée à la reconnaissance au féminin. Un combat d'arrière garde ? « Certainement pas », rétorque posément cette exploitante au coté de Jacqueline Cottier venue du Maine et Loire pour rendre compte du travail porté au niveau national. «Il existe encore une différence importante entre deux exploitants mariés en EARL, et la reconnaissance et le rôle des mêmes qui seraient au sein d'un GAEC », pointe t-elle.

Alors loin d'elles l'idée d'endosser la vindicte des suffragettes, « trop féministe, ce discours pourraient nous desservir » craignent les plus jeunes.

 

Une parité réglementaire

Reste pourtant une réalité, celle de la faible représentativités des femmes exploitantes au sein des conseils d'administration. « Si on ne s'impose pas par la réglementation dans chaque structure, on n'y sera pas », met en garde Valérie Passin. Affaire culturelle, « il faut pousser les choses à devenir obligatoire », renchérit Evelyne Kervadec. « Attention, les responsabilités, ce n'est pas ça qui manque, prenons garde à prendre les places qui se présentent » pointe Marie Christine Le Quer. Car c'est aussi une réalité culturelle,  les femmes se brident, mettant leurs freins et se cantonnant aux qui rôles qui leurs sont traditionnellement dévolus. Alors, « c'est à nous d'éduquer nos propres filles à ne jamais laisser les autres décider à leur place », pour Rachel Le Dirac, exploitante à Sulniac, adjointe au maire de sa commune et trésorière de la Cuma. Restent des points de vigilance à garder tout au long d'un parcours professionnels. Cela commence dès le mariage par le cloisonnement des biens pour maître Atlas Lebagousse, notaire à Bubry. Car si le régime de la communauté a du bon, « c'est vrai jusqu'à ce que la séparation arrive ». Imparable, « Pour protéger son patrimoine, le régime de la séparation des biens a le mérite de la clarté .

 

Claire Le Clève

 

 

 
Dans la salle

Dans la salle - © claire le clève

 
Cindy Chégard à gauche est désormais chef d'exploitation tout comme Rachel Le Dirac (à droite) qui installé avec son époux en lait. Elle apprécie son statut de chef d'exploitation « je décide des choses, j'ai ma place, il faut s'imposer. Je suis contente d'être agricultrice, j'aime mon métier. Je n'hésite pas à le dire » note cette jeune femme également adjointe au maire de sa commune et trésorière de la Cuma

Cindy Chégard à gauche est désormais chef d'exploitation tout comme Rachel Le Dirac (à droite) qui installé avec son époux en lait. Elle apprécie son statut de chef d'exploitation « je décide des choses, j'ai ma place, il faut s'imposer. Je suis contente d'être agricultrice, j'aime mon métier. Je n'hésite pas à le dire » note cette jeune femme également adjointe au maire de sa commune et trésorière de la Cuma - © claire le clève

Cindy Chégard

« Le patron, vous l'avez devant vous »

 

 « Il est où le patron ? ». A la question des intervenants extérieurs de l'exploitation Cindy Chégard rétorque invariablement  « Vous l'avez devant vous ». Formée à communication, cette jeune femme, d'abord salariée de l'EARL porcine de ses parents, à Ploemeur, en est devenue l'associée puis le chef d’exploitation. « Avec papa et maman sur l’exploitation,  ce n'est pas toujours évident de trouver sa place et de s'imposer ». C'est par l'intermédiaire de la mise aux normes bien être, qu'elle y est parvenue. « Avec beaucoup d'investissements, au bout du compte, ça permet de prendre sa place, j'ai le dernier mot ». Essentiel pour elle, « le coté économique. Pour l’installation, les chiffres sont arrangés. Il y a beaucoup trop de choses qui sont mises de coté. J'étais chez mes parents, il n'y a pas eu de grosses surprises mais chez un tiers, c 'est à vérifier » met-elle en garde.

Légende Cindy Chégard à gauche est désormais chef d'exploitation tout comme Rachel Le Dirac (à droite) qui installé avec son époux en lait. Elle apprécie son statut de chef d'exploitation « je décide des choses, j'ai ma place, il faut s'imposer. Je suis contente d'être agricultrice, j'aime mon métier. Je n'hésite pas à le dire » note cette jeune femme également adjointe au maire de sa commune et trésorière de la Cuma

 

 

tous les commentaires Vos réactions

  1. 1

    bonjour je suis moi meme associée en EARL laitière avec mon époux j'ai bien ma place sur l'earl et nous décidons tout ensemble un homme, une femme sur nos exploitations ont est très complémentaires d'autant que les femmes sont très entreprenantes et ont bcp d'idées pour le cadre de vie de l'exploitation je suis fière et je revendique le bon coté et la vie sereine à la campagne véro une agricultrice passionnée de ses dalmatiennes a+

    hamon veronique - le 29 octobre 2011 à 12:02:46

 
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