Lactalis : le bras de fer est engagé
La mise en place des contrats chez Lactalis devient un sujet de plus en plus conflictuel. Les producteurs ont participé à 5 réunions de négociations avec l'entreprise. A leur issue, Lactalis vient d'écrire à tous ses producteurs en leur proposant de signer une version II du contrat. Lactalis indique avoir écouté les représentants des producteurs. Or, ces derniers estiment que l'essentiel de leurs demandes a été ignoré. Les négociations sont rompues. On se dirige tout droit vers un bras de fer.
13 octobre 2011 Jean Dubé Vu 640 fois
Les semaines se suivent et se ressemblent sur le sujet de la contractualisation. Les producteurs Lactalis, regroupés au sein d'une association du Grand Ouest étaient réunis lundi dernier à Rennes.
Ils veulent éviter que leur volonté de dialogue et de concertation avec l'entreprise ne se retourne contre eux. Leandre Georget, représentant régional, le rappelle : "les producteurs ont besoin de leur entreprise, et l'entreprise a besoin de ses producteurs. Mais Lactalis a décidé de passer en force". Des négociations ont bien eu lieu avec l'entreprise, qui ont permis "d'avancer et d'obtenir quelques modifications qui vont dans le bon sens, mais on est loin d'avoir un contrat équilibré".
Pour les représentants des producteurs, la stratégie de Lactalis est claire. Le décret sur la reconnaissance des groupements n'étant pas sorti, l'entreprise veut "passer en force" et écarter délibérément des négociations, et de la signature des contrats, les groupements et les représentants des producteurs.
Ces derniers rappellent qu'il leur semble intolérable de voir chaque producteur s'engager seul par contrat, directement avec l'entreprise. Ils exigent une représentation tripartite producteur, entreprise et organisations de producteur, garantissant un certain équilibre dans les négociations, une transparence des clauses et un traitement identique, quelle que soit la zone géographique, le volume de production et la production elle-même.
Ils conseillent à leurs collègues de "ne pas signer cette seconde version du contrat". C'est la seule façon de ramener Lactalis à la table des négociations, afin de réécrire, de rééquilibrer le contrat. "Votre statut actuel vous protège beaucoup mieux que ce projet de contrat", précisent-ils encore.Les producteurs veulent, demain, en appeler au médiateur et interpeller les politiques, responsables, selon eux, en partie, de cette situation, dans la mesure où ils ne permettent pas l'établissement d'un rapport de force équilibré dans cette négociation.
Jean Dubé
Ils veulent éviter que leur volonté de dialogue et de concertation avec l'entreprise ne se retourne contre eux. Leandre Georget, représentant régional, le rappelle : "les producteurs ont besoin de leur entreprise, et l'entreprise a besoin de ses producteurs. Mais Lactalis a décidé de passer en force". Des négociations ont bien eu lieu avec l'entreprise, qui ont permis "d'avancer et d'obtenir quelques modifications qui vont dans le bon sens, mais on est loin d'avoir un contrat équilibré".
Pour les représentants des producteurs, la stratégie de Lactalis est claire. Le décret sur la reconnaissance des groupements n'étant pas sorti, l'entreprise veut "passer en force" et écarter délibérément des négociations, et de la signature des contrats, les groupements et les représentants des producteurs.
Ces derniers rappellent qu'il leur semble intolérable de voir chaque producteur s'engager seul par contrat, directement avec l'entreprise. Ils exigent une représentation tripartite producteur, entreprise et organisations de producteur, garantissant un certain équilibre dans les négociations, une transparence des clauses et un traitement identique, quelle que soit la zone géographique, le volume de production et la production elle-même.
Ils conseillent à leurs collègues de "ne pas signer cette seconde version du contrat". C'est la seule façon de ramener Lactalis à la table des négociations, afin de réécrire, de rééquilibrer le contrat. "Votre statut actuel vous protège beaucoup mieux que ce projet de contrat", précisent-ils encore.Les producteurs veulent, demain, en appeler au médiateur et interpeller les politiques, responsables, selon eux, en partie, de cette situation, dans la mesure où ils ne permettent pas l'établissement d'un rapport de force équilibré dans cette négociation.
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