La vente directe pour valoriser la Salers
Plusieurs fois par an, l'association Salers de l'Ouest propose à ses adhérents de visiter l'un de leur élevage. Mardi 27 septembre, chez Isabelle Chevalier, les éleveurs de Salers ont parlé vente directe. Fin 2006, la jeune femme a souhaité reprendre l'exploitation de ses parents. "Au Space, j'ai découvert la Salers, témoigne-t-elle. C'est la race qui convenait à mon exploitation". Débuté avec 9 vaches, 5 génisses et un taureau, le troupeau compte désormais 26 mères. Pour s'en sortir financièrement sur sa petite structure, la jeune éleveuse mise sur la vente directe depuis 2009.
Isabelle Chevalier recherche des vêlages étalés, pour fournir ses clients tout au long de l'année. Une bonne productivité technique conforte le choix de la vente directe. "Isabelle a un pourcentage de 111% de veaux sevrés par vache présente", chiffre Christian Veillaux, technicien viande bovine à la chambre d'agriculture d'Ille et Vilaine.
Vendre avant d'abattre
L'agricultrice vend veaux et génisses à 300 kg de carcasse. Le travail avec un prestataire la libère de la partie découpe et lui permet de proposer des produits transformés. "Je récupère les caissettes prêtes à la vente", apprécie-t-elle. Pour accueillir ses clients au mieux, Isabelle Chevalier a aménagé un local, tout aux couleurs de la Salers. Une armoire frigorifique lui permet de stocker la viande de deux veaux.
Pour faire connaître ses produits, Isabelle Chevalier adhère au réseau Bienvenue à la ferme. Elle a créé un site internet, distribue des prospectus et participe régulièrement au marché de sa commune. Elle travaille avec une cinquantaine de clients réguliers. "Je ne fais abattre un veau que quand presque tous les colis ont trouvé preneur", témoigne l'agricultrice. Ce qui lui permet facilement la qualité de ses produits.
Cécile Julien
Une contention bien pensée
Travaillant souvent seule sur l'exploitation, Isabelle Chevalier a porté une attention toute particulière à la contention. Avec l'aide d'une conseillère en prévention de la MSA, elle a pensé deux installations, l'une pour embarquer les animaux, l'autre pour trier et faire les soins, en toute sécurité. "De la qualité de la contention dépend la sécurité de l'éleveur et le calme de l'animal", souligne Anne Lozahic, de la MSA. Ce qui est d'autant plus important quand on se souvient que le stress dégrade la qualité de la viande.
Isabelle Chevalier a trouvé en Allemagne un couloir de contention au design "spécial Salers", plus large en haut qu'en bas. "J'ai préféré trouver une contention adaptée aux vaches avec des cornes, plutôt que de les couper pour adapter mes vaches à la contention".
Vous pouvez facilement intégrer un lien vers celui-ci sur votre site en copiant ce code :
Retrouvez, chaque semaine, toute l'information dans votre journal TERRA - terragricoles de Bretagne.
Ne passez plus à côté de l'info : » Abonnez-vous
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Copyright 2012 -
TERRA - terragricoles de Bretagne.
Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de
droits d'usage,
en accepter et en respecter les dispositions.































