France Milk Board : l'OP transversale
Les représentants de l'Office de lait, de l'Apli, le la coordination rurale et de la confédération paysanne se sont retrouvés à Ploërmel pour présenter France Milk Board - © claire le clève
Il y a d’abord les constats qui unissent. « Ne signez pas les contrats qui vous sont proposés, rien ne vous y oblige ». Ce premier message devait être porté par Paul de Montvalon, successeur de Pascal Massol et fondateur de l'Apli, mercredi soir à Ploermel devant la centaine de producteurs réunis. Retenu, ce sont ses représentants de l'Apli, avec les responsables de la coordination rurale et confédération paysanne qui ont renouvelé l' injonction, désormais quasi unanime à l'ensemble des syndicats agricoles. «Organisons nous, c'est historique, il y a la possibilité de se prendre en main. Construisons » pour Didier Crusson de l'APLI. Là encore, c'est l'unisson quasi intersyndicale. Mais c'est bien sur la manière de faire que les choses diffèrent.
Un office du lait et une OP
A Ploërmel, c'est la proposition d' une organisation de producteurs transversale aux laiteries, qu'elles relèvent du secteur privé ou bien coopératif, qui a été défendue. « Une OP construite par les producteurs et pour les producteurs » plaide Stéphane le Cadre de la Coordination rurale. Son nom ? France Milk Board. Une association dont les statuts viennent tout juste d'être déposés après sa création par l'Office du lait. « L'Office du lait, c'est comme une interprofession, c'est un organisme représentatif » pointe l'avranchin André Lefranc, membre du conseil d’administration de l'Apli. « On a bien essayé de passer en force auprès du CNIEL pour être représenté mais sans succès. Alors on s'est tourné vers l'Office du lait », note Philippe Olliveux, responsable lait de de la confédération Paysanne. D'où rapprochement entre ces syndicats dits minoritaires.
France Milk Board, un contrat
Tous juste créée, l'association France Milk Board défend ses ambitions. «On ne veut pas d'OP verticale, collée à l'entreprise, avec des volumes gérés par les laiteries. C'est ce qu'on voudrait nous imposer. Regardez ce qui se passe en Suisse ou au Danemark », insiste le ligérien Fabrice Egron, vice président de l'Office du lait. A l'organisation de producteurs de dire « quel volume faire face à un prix, il faut que ce soit géré par l'organisation de producteurs » plaide André Lefranc. L' association entend aussi se compter au travers de la campagne d'adhésions qu'elle démarre. Une adhésion qui vaut mandat à France Milk Board « de négocier collectivement d'un contrat auprès des transformateurs et ainsi faire force de négociation», indique le bulletin. Reste à savoir à combien.
Claire Le Clève
De prochaines réunions seront programmées les 10, 11 et 12 janvier respectivement en Cotes d'Armor, Finistère et Ille et Vilaine. Le lieu sera précisé ultérieurement.
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