Manifestation à Paris
Le collectif "Touche pas à mon panneau solaire", fondé lors de la sortie du décret instituant le moratoire sur l'énergie solaire, a organisé vendredi dernier à Paris une manifestation rassemblant environ 500 personnes, entrepreneurs, salariés, producteurs, ainsi que quelques salariés concernés par le plan de licenciement de Photowatt (premier fabricant français). Parti du ministère des Finances à Bercy, le cortège, muni de pancarte et de cornes de brume, a atteint le boulevard Vincent Auriol, où avait lieu une réunion de concertation avec MM. Charpin et Trink qui doivent remettre un rapport aux ministres concernés. Un projet de leur rapport avait été communiqué, dès le 9 février. Il a été assez mal accueilli par l'ensemble des acteurs lui reprochant de reprendre essentiellement les propositions du gouvernement, reléguant les propositions des syndicats et des différents acteurs en annexes. Plusieurs points alertent notamment les professionnels : l'institution de quotas qui signifieraient la mort de la filière photovoltaïque en France au profit de grands opérateurs tels que EDF EN(Energies nouvelles), la baisse drastique du prix d'achat du kWh, des conflits d'intérêts au sein des différentes branches d'EDF, et les conditions de sortie du moratoire. Ce collectif rassemble 3 700 acteurs de la filière solaire et près de 400 entreprises. Une double plainte a également été déposée auprès de la Commission européenne : la première visant les pratiques "anti-concurrentielles" de EDF-EN; la deuxième, "le manquement de l'Etat à ses obligations européennes de développement des énergies renouvelables", dans le cadre du Grenelle de l'environnement.Par ailleurs, de 6 PME, Sol Ouest, le collectif pour la défense du solaire créé en décembre dernier, est passé aujourd’hui à 50 entreprises de tout le grand Ouest. Le collectif, qui représente à lui seul 1000 emplois dans le grand Ouest, est déterminé à agir pour sauver ses PME. Il rappelle que deux mesures d’urgence s’imposent pour permettre aux PME de poursuivre leur activité : que les projets inférieurs à 250 KWc annulés par le décret soient restitués (ils ne sont pas spéculatifs et réalisés par des PME locales pour des clients locaux); que les tarifs d’achat soient régionalisés, afin d’éviter la migration vers le Sud de la filière. Sans un mouvement de l’Etat, le collectif se dit prêt à se faire entendre par des démarches fortes. Des groupements d’entreprises et des réunions de travail sont d’ores et déjà organisés. Il envisage encore d’intervenir auprès des politiques et des élus locaux concernés par le sujet, et compte interpeller directement le Premier Ministre.
Vous pouvez facilement intégrer un lien vers celui-ci sur votre site en copiant ce code :
Retrouvez, chaque semaine, toute l'information dans votre journal TERRA - terragricoles de Bretagne.
Ne passez plus à côté de l'info : » Abonnez-vous
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Copyright 2012 -
TERRA - terragricoles de Bretagne.
Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de
droits d'usage,
en accepter et en respecter les dispositions.































