Un beau succès !
La première épreuve du concours consiste à stabiliser les génisses dans ce rond. Le parcours s'achève par une montée en bétaillère, sous l'œil attentif du juge. - © terra
Après le Morbihan il y a trois ans, le championnat de France des chiens de troupeau a, à nouveau, fait escale en Bretagne le week-end dernier. Et a investi le site des Vieilles Charrues, à Carhaix (29). "Nous pratiquons l'alternance, détaille Robert Rivalain, l'une des chevilles ouvrières du championnat. Une année dans l'Est de la France, une année dans l'Ouest". Et, en 2011, c'est ABC 29, l'association Border Collie du Finistère, qui s'est chargée de l'organisation.
Utilisateurs au quotidien
Oise, Puy de Dôme, Dordogne, Saône et Loire, Calvados, Loire-Atlantique… : d'abord sélectionnés lors de 7 qualificatifs, les 21 finalistes du championnat de France proviennent d'un peu partout. Sous l'œil des deux juges, Paul Hibert et Joël Legland, éleveurs en Aveyron et Morbihan, ils ont dû réaliser un parcours en 8 étapes : stabilisation, passage entre deux barrières ou d'un carrefour, montée en bétaillère…, autant de tâches que les chiens sont amenés à réaliser au quotidien en élevage.
Une particularité à laquelle tiennent les organisateurs du championnat. "Le chien a d'abord été dressé pour travailler sur l'exploitation, précise Robert Rivalain. Et, après, il participe à des concours. Les concurrents sont tous utilisateurs de leur chien sur leur élevage". Et les concours, s'ils permettent aux meilleurs de s'affronter, sont aussi un moyen de promouvoir le chien de troupeau, comme auxiliaire précieux du quotidien de l'éleveur.
Des génisses vives
Dimanche, de 9h à 17h, les candidats se sont succédés sur le ring. Et ont assuré le spectacle. "Les génisses sont très mobiles, indique Suzanne Deschamps. Pour nous, c'est un peu plus difficile. Mais, pour le public, c'est plus intéressant : il voit mieux l'action du maître et du chien".
Seule femme sélectionnée pour ce championnat, elle a fini 14e. Pas si mal, quand on sait qu'elle ne travaille avec Daisy, sa chienne, que depuis un an et demi. Et qu'il s'agissait là de sa première finale nationale, quand certains candidats arpentent les rings depuis des années.
"J'ai fait des erreurs, reconnaît la jeune femme. Et Daisy a embrayé, en ne répondant pas à certains ordres". Mais, comme lors de ses précédents concours (voir Terra de la semaine dernière), elle en a profité pour apprendre encore et toujours. "J'ai regardé comment font les autres, pour comprendre mes erreurs, les analyser et ne pas les reproduire la prochaine fois". Affaire à suivre : il y a fort à parier que cette passionnée fera à nouveau parler d'elle, dans les années à venir !
Le classement
1er : Laurent Goux (71) et Eros,
2 e : Guillaume Diquélou (01) et Killiebrae Kirby,
3e : Jean-Marc Chicorp (64) et Bizet, dit Beurdi.
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