Afdi Bretagne : la formation, levier du développement
"Grâce à la formation, je peux mieux nourrir ma famille". Agriculteur malgache de 40 ans, Jean-Paul Rakotonirino cultive 3 ha de terre, dont 1,5 ha de riz. Et fait partie des groupements de paysans, montés grâce à l'appui de l'Afdi Bretagne. "En passant de la culture traditionnelle au SRI, le système rizicole intensif, le rendement est passé de 1 à 2 t/ha à 6 à 12 t/ha, avec une moyenne à 8 t/ha". Une autre technique vient d'être mise au point : le germoir biodégradable, un peu à l'image des mini-mottes utilisées chez nous en cultures maraîchères, mais à partir de papier journal. "Il nous permet de gagner encore 1,5 t/ha". Une amélioration spectaculaire du rendement qui lui permettra d'abord de mieux nourrir ses 6 enfants, mais aussi d'améliorer son niveau de vie, en vendant le surplus. "Depuis 2001, le Conseil général du Finistère nous a confié le volet agricole de son programme de coopération avec la région de Diego Suarez, à Madagascar", rappelle Afdi Bretagne. Sa première mission a consisté à fédérer les paysans. Et, après 7 années de présence de volontaires, l'Union Matanjaka, qui compte 240 familles réparties en 22 groupements de base, vole de ses propres ailes. "Nous continuons à apporter un appui institutionnel, technique et stratégique". Après avoir travaillé sur l'acquisition de nouvelles techniques de production, l'Union s'attaque à de nouveaux défis : la commercialisation, le développement du tourisme rural... Comme à Diego, les paysans de la région de Tsiroanomandidy, regroupés au sein de l'Apdip, ne reçoivent plus l'appui de volontaires depuis 2008. "Nous travaillons sur l'amélioration des techniques en production en poulet, riz, pisciculture ou oignon, indique Noro Andriamanga, secrétaire de l'association. Mais aussi sur le reboisement, afin de lutter contre l'érosion, ou sur la commercialisation de nos produits".
Former
Au Mali, Afdi Bretagne aide à l'alphabétisation des femmes, première étape pour une prise de responsabilités au sein des organisations paysannes. "En septembre, une première Maison familiale va s'ouvrir à Ségou, parrainée par la fédération des Maisons familiales du Finistère, rajoute Georges Tiffay, son président, qui a pu compter sur l'appui de l'Afdi pour mener son projet à son terme. Les jeunes alterneront formation en établissement et stages sur l'exploitation familiale, un peu sur le modèle de ce qui se faisait ici, au démarrage des Maisons familiales". Des producteurs caprins bretons se sont rendus dans la région de Ségou, afin d'étudier l'amélioration des races locales de chèvres, via l'insémination. "Notre objectif est aussi que l'agriculture soit considérée comme un métier, ce qui n'est pas encore le cas au Mali, rajoute Kassoum Coulibaly. C'est pour cette raison que nous avons choisi le nom d'AOPP, association des organisations professionnelles paysannes". Une association qui fédère aujourd'hui près de 75 000 paysans, regroupés en 40 organisations
Vos réactions
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Augmenter la production sinon le revenu des agriculteurs est une très bonne chose. Utiliser les résultats de recherches sans autorisation l'est moins et demeure toujours condamnable. Rendez à César ce qui lui appartient. Ce produit (germoir biodégradable) est le fruit de conjugaison de plusieurs années de recherche et de privation.
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