Bien manger, mieux produire
Dans le cadre de l'exposition "le grand espoir", à l'Ecomusée du pays de Rennes, la chambre d'agriculture invite des grands témoins à poser leur regard sur ces années 60. Samedi 4 février, aux Champs libres de Rennes, c'est autour de "bien manger, mieux produire" que la réflexion s'est construite. Des changements depuis les années 60, Joseph Guénanten en a vu. Celui qui a été responsable professionnel et à l'origine de la CAM s'est installé dans les années 60 près de Vannes. "C'était une période charnière, l'Etat nous avait donné le challenge de nourrir les gens pour pas cher", retrace l'ancien responsable. Pour le relever et permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur métier, la jeune génération relève ses manches, se forme avec la JAC et met en place toute une stratégie de développement. "Dans notre région, la modernisation passait par le foncier, se souvient Joseph Guénanten. On s'est donc battu pour avoir une véritable politique foncier. Pour s'en sortir sur de petites surfaces, il nous a fallu grandir en "hauteur", avec l'intensification de la production laitière, les productions hors sols". A cette époque, les producteurs étaient bien loin de se douter que, un jour, la gestion des déjections deviendrait problématique. "On en a pris conscience dans les années 70; se souvient Joseph Guénanten. Avant le fumier, c'était une richesse. Nourrir la population à bas coût a eu le revers du productivisme". Les années 80 verront arriver la surproduction et la nécessité de produire autrement. "Aujourd'hui, il y a une multitude de modèles et on n'a jamais aussi sainement mangé", apprécie l'ancien agriculteur. Et d'espérer une nouvelle alliance entre l'agriculture et la société.
Alliance agriculture et société
Pour y arriver, enchaine Patrice Lepage, conseiller à la FAO, il faut retrouver un intérêt pour les questions agricoles, y compris dans les pays du Sud. Il est également temps que les consommateurs retrouvent du goût pour la façon dont sont produits leurs aliments. Pour les agriculteurs, c'est le lien au sol qu'il faut cultiver. "Pour arriver à nourrir 9 milliards de personnes, on doit prendre en compte le sol, souligne Patrice Lepage. D'autant plus que les agriculteurs exercent une activité privée sur le patrimoine commun qu'est le sol". Un patrimoine qui abrite 80% de la biodiversité.
Les deux intervenants se retrouvent sur le nécessaire lien à retrouver entre agriculteurs et société. "Quand on mange, on fait un choix politique", souligne Patrice Lepage. Un choix qui évolue au fil des années, selon les attentes de chacun, en fonction des préoccupations du moment.
Vous pouvez facilement intégrer un lien vers celui-ci sur votre site en copiant ce code :
Retrouvez, chaque semaine, toute l'information dans votre journal TERRA - terragricoles de Bretagne.
Ne passez plus à côté de l'info : » Abonnez-vous
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Copyright 2012 -
TERRA - terragricoles de Bretagne.
Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de
droits d'usage,
en accepter et en respecter les dispositions.































